dimanche 14 octobre 2012

Hellboy par Tonci Zonjic


Où quand le trait statique d'une illustration, d'un sketch ou bien d'un pin up se meut d'une façon presque imperceptible afin de transmettre au lecteur un sentiment de danger qui proviendrait, non pas de ce que Hellboy regarde - et qui appartiendrait au mon virtuel imaginé, dessiné et scanné par le dessinateur Croate - mais bien d'une horrible créature tapie dans l'ombre, là, cachée dans le dos du lecteur, et dont la main griffu, à peine éclairé par la lumière émanant de l'écran d'ordinateur de sa future victime, semble attirer son regard. Le danger est là, bel et bien repéré par notre ami aux cornes longues - mais courtes sur le dessin.


Le corps du démon est statique et trahit une certaine tension, celle que tout combattant ressent juste avant que la cloche situé à l'extérieur du ring ne sonne afin d'annoncer le début du combat. Prêt au combat, le terme est lâché. La main gauche, elle, est bien visible, prête à être brandie en une fraction de seconde dans la direction de son futur adversaire, mais elle ne bouge pas. Seul son pouce se meut, doucement, armant ainsi le chien de l'imposante arme à feu de notre combattant du mal. Le regard de notre démon analyse le comportement et les mouvements de son futur adversaire. Prêt au combat. La main droite, quant à elle, s'avance doucement, imperceptiblement, méthodiquement, vers un crâne qui, le temps que le chien du revolver soit entièrement armé, deviendra une arme de jet dont le but sera de sonner l'adversaire invisible de Hellboy afin qu’il puisse l'achever d'une balle bien placée. Méthodique, précis et puissant. Comme tout vrai combattant qui se respecte, Hellboy ne cherchera jamais la longue confrontation épuisante et inutile. Non, comme tout vrai combattant qui se respecte, ce que Hellboy juge efficace contre un ennemi à la force inconnu, c'est l’observation, le calme et la rapidité d'une droite servant à sonner et à déstabiliser, suivi de la puissance d'un énorme crochet du gauche dont le but sera de terrasser.

Où quand la forme rectangulaire de la feuille sur laquelle a été couché notre agent vedette du B.P.R.D. devient la métaphore d'une fenêtre ouverte vers un autre monde, un monde terrifiant plein à craquer de créatures monstrueuses. Oui, mais de quel monde parle-t-on ? De celui imaginé par Tonci Zonjic et dans lequel vit un démon déclencheur latent de l'apocalypse, ou bien de celui qu’il regarde fixement, le nôtre, et qui serait quant à lui rempli de monstres amateurs de surfeurs du net ?

2 commentaires:

  1. WAHOU !!! ......................................... Heu, j'comprends plus là, C'ETAIT TOI ALORS BERNARD DATO???............................................. Wahou... J'ajouterai que cet extraordinaire dessin de Zonjic est rythmé par la répétition systématique d'un motif: 3 petits cercles. Les cornes et le vitrail, les boutons sur la veste (ben oui, le 4ème bouton est tronqué, il ne compte pas), les phalanges de la célèbre main droite du diable et les orbites des cranes du 1er plan. Motif répété 4 fois au total donc, et qui accentue l'impression du mouvement de la dite main... Mais bon, Wahou quand-même!!!
    Ghost Dato

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    1. Alors là, très franchement, j'sais pas du tout ce qu'il s'est passé. C'était un peu comme de voir Jack Nicholson courir après sa famille, hache à la main, en hurlant avec un air de psychopathe "Here's Johnny". J'ai vu le dessin, ç m'a fait penser à deux, trois trucs, j'ai commencé à écrire et quinze minutes après, TADAAAAAAA !!! J'crois que l'esprit du Dauphin Fantôme est venu me rendre visite et m'a fait écrire ce "Redrum" assez funky. Mais c'est clair que l'on voit tout de suite la signature/patte du maître dans le texte de l'élève. C'est même franchement flagrant.

      Effectivement, les ronds parsemant le dessin donnent envie aux yeux du lecteur de les suivre du haut de la page vers le bas. Quel œil !

      Allez, rendez-vous dans un an histoire de checker les progrès que ton poulain aura fait XD

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