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mardi 23 octobre 2012

"The Long Death & The Devil's Engine" se dévoile !


Le site de vente en ligne Amazon vient de mettre à jour la fiche produit du futur TPB B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death & The Devil's Engine en y ajoutant une vingtaine de scans tirés de sa rubrique sketchbook. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça donne furieusement envie de relire tout ça histoire de mieux apprécier la recherche artistique des trois artistes impliqués sur le projet. Pour rappel, la date de sortie du bouquin est estimée au 18 Décembre 2012.
 
















vendredi 6 juillet 2012

The Long Death by Joe Querio


Petite perle trouvée sur la page deviantart de Joe Querio (Lobster Johnson : Tony Masso's Finest Hour), une illustration hommage à la mini-série B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death. D'une classe et d'une puissance rare, ce dessin arrive à résumer les enjeux dramatiques (le Wendigo tenant sa photographie, Johann tenant son couteau,...) de la série de James Harren avec une facilité assez déconcertante. Chapeau l'artiste !

jeudi 26 avril 2012

Un making-of taille XXL pour The Long Death #3 !


Histoire de consoler les fans de B.P.R.D. de son départ, et par conséquent du retour prochain de Tyler Crook sur B.P.R.D. Hell On Earth : The Devil's Engine, James Harren vient tout  juste de lâcher sur son compte Facebook les secrets de conception du troisième numéro de B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death. Découvrez donc sans plus attendre, et ce grâce à ces magnifiques montages effectués par mes soins (oui, j'aime faire de l'auto promo), le pourquoi du comment de la puissance de James Harren. Comble du bonheur, j'vous ai présenté le tout dans un ordre chronologique, histoire que vous puissiez en même temps avoir un petit aperçu de la puissance (tout est puissant avec James Harren !) de l'histoire en elle même.








vendredi 20 avril 2012

B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Redemption

Troisième numéro de la mini-série B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death, vingt-quatrième page, l'équipe du B.P.R.D. menée par l'agent Johann Kraus découvre, sur un lac gelé, le cadavre de ce qui semble être un homme baignant dans une marre de sang et de tripailles. L'agent ectoplasmique demande alors à l'un de ses hommes de lui donner son casque afin de le remplir d'eau et de le déverser sur la tête du cadavre dans le but de le nettoyer et de l'identifier. Ce cadavre s’avèrera alors être celui de Benjamin Daimio. Pour le lecteur, c'est le choc ! Et pour parvenir à un tel choc, il aura fallu au dessinateur pas moins de cinq cases. Cinq cases qui séparent la découverte du corps de l'ancien leader de Liz, Roger, Abe et Johann, de celle de son visage. Cinq cases ! Mais pourquoi une telle lenteur ? Pour un tel découpage ? Pour installer un suspens ? Pour préparer le lecteur au choc que lui causera la mort de l'ancien bad boy de la série B.P.R.D. ? Disons que la réponse est à la fois oui et à la fois non. Alors pourquoi un tel choix de la part des scénaristes et du dessinateur ? Tout simplement pour raconter au lecteur une histoire plus complexe, plus dense et plus riche que celle de la simple vengeance qu'il pense lire depuis le premier numéro de B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death. Explications :


Avant d'entrer dans le vif du sujet, arrêtons-nous tout d'abord sur la douzième et la treizième page du premier numéro de cette mini-série. Ces deux pages, purement anecdotique lorsqu'on les lit pour la première fois, voient l'agent Giarocco montrer des photos de son jeune enfant (qu’il est mignon le p’tit bébé) à Johann Kraus. L'agent ectoplasmique, qui semble montrer beaucoup d’intérêt pour la vie de mère de famille de sa collègue, demande à en voir plus et désigne une photo qu’il voit sur l’écran de son appareil photo numérique. Cette photo, qui s’avère en fait être un enregistrement vidéo du baptême du nourrisson, va soudainement mettre Kraus dans tous ses états. Notre agent va se mettre à disserter sur l’incohérence de cette cérémonie qui est pourtant, à la base, la plus symbolique de la religion catholique puisqu'elle est censée marquer l’entrée de l’enfant dans la famille chrétienne tout en le purifiant du péché. Seulement voilà, d’après notre agent germanique, le baptême, dans le cas présent, ne sert tout simplement à rien dans le sens où il n’y a pas plus pur sur Terre qu’un nouveau né. D'un point de vue purement académique, ça tient la route, mais qu'en est-il dans la vraie vie ?


C’en est trop pour l’agent Giarocco qui décide alors de couper court à la conversation tout en rétorquant à l'agent Kraus qu’il ne s’agit pas, dans le cas présent, d’un baptême mais d’un sacrement dont le rôle premier est, et ce n’est pas elle qui l’explique dans le comic book mais moi qui vous l’explique, de permettre à l’Homme de recevoir la grâce de Dieu, de s’en rapprocher et d’avancer dans la vie sous sa protection et son regard bienveillant. Johann tente alors maladroitement de se justifier et de s’excuser mais il est trop tard, l’agent Giarocco se braque, lui tourne le dos et tente de s’endormir, laissant ainsi l’agent Kraus seul face à son incompréhension du salut et de la rédemption et ce pour toute la durée du voyage en hélico qui le mènera jusqu’en Colombie-Britannique...le lieu qui le hante depuis le volume B.P.R.D. : Champ de Bataille...le lieu dans lequel se trouve l'objet de sa vengeance...Benjamin Daimio.


Revenons maintenant à la vingt-quatrième page du troisième numéro de The Long Death, au moment où Johann Kraus demande à un de ses équipiers de lui donner son casque afin de verser de l’eau sur le visage de Benjamin Daimio pour le nettoyer. Outre le but pratique du geste, cela ne sonne-t-il tout simplement pas comme une sorte de baptême, de rite de purification ? Si vous n’êtes toujours pas convaincu par cette interprétation, demandez-vous alors pourquoi le dessinateur est allé jusqu’à décomposer le geste de Johann, pourtant très simple, sur trois cases : une le voyant prendre le casque, l’autre montrant notre agent le remplir d’eau et la dernière le montrant verser son contenu sur le visage de son ex-supérieur. La réponse est donc bel et bien là, limpide comme de l’eau de roche (oh oh oh) et cachée dans le premier et le dernier numéro de cette mini-série. Nous sommes donc tous d'accord sur le fait que le but premier du geste de Johann Kraus est de laver, purger l’esprit et l’âme de Benjamain Daimio de ses péchés. Les deux cases qui suivent le dévoilement du visage de Daimio prennent alors une toute résonnance que celle du simple effet de surprise (oh mon dieu…il est mort !), et ressemblent alors étrangement à un recueillement, celui de frères d’armes venus rendre un dernier hommage à un de leur camarade tomber au combat. Sauf que dans le cas présent, notre compagnon est tombé au combat dans une jungle Bolivienne il y a maintenant de nombreuses années, qu’il n’a pu avoir, de par sa condition de mort-vivant, de funérailles militaires dignes de ce nom et que sa mort est longue, très longue à venir.


Lorsque Mike Mignola et John Arcudi nous ont promis, lors de la mise en chantier de B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death, que « des choses allaient être définitivement brisées », ils ont, et on vient de le voir, tenu leur promesse. Maintenant, la question est de savoir si ils ont également tenu leur promesse lorsqu'ils nous ont affirmé que Johann allait changer de manière définitive à la fin de ce numéro. Encore une fois, la réponse est oui !


Dans l’avant dernière case de ce comic book, lorsque Johann dit froidement à ses hommes « On peut rentrer à la maison maintenant », nous sommes, en tant que lecteurs, en droit de penser qu’il est et reste ce monstre égoïste qui a, dans le premier numéro de The Long Death, causé la mort de plusieurs soldats du B.P.R.D. et failli faire tuer l’agent Giarocco. Mais si nous regardons cette ultime case en prenant en considération tout ce qui a été écrit plus haut, nous comprenons alors que Johann, en nettoyant le visage de Daimio, lui a tout simplement pardonner, et ce de manière symbolique, tout le mal qu'il a pu faire, que ce soit à ses ex-équipiers, à lui, ou bien encore à son ancien corps perdu à la fin de B.P.R.D. : Champ de Bataille. On devine également que l’agent ectoplasmique, d’abord venu en Colombie-Britannique par pur esprit de vengeance, a finalement lui aussi trouvé la paix, la rédemption et le salut. La boucle est donc bouclée.


Panatrog


jeudi 12 avril 2012

Grosses bebettes de tous les côtés


LA BD :
C’est quoi : B.P.R.D. HELL ON EARTH : THE LONG DEATH
C’est de qui : Mignola, Arcudi et Harren
Une Couv’ :


Ca donne Quoi : A la recherche d’un monstre sanguinaire, une équipe du B.P.R.D. dirigée par Johann Kraus va se trouver face à une menace bien plus dangereuse que prévue. Johann, en fait à la recherche de l’agresseur de Abe, fait une découverte surprenante. Ajoutez à cela un Wendigo bien maousse et une créature féroce et quasi invulnérable et vous aurez une idée de l’action non stop aussi gore qu’épique qui règne dans cet arc (court, mais on a l’habitude) d’HoE. Le dessin est excellent, avec des pleines pages et des combats impressionnants, Harren fait un sacré boulot. Du très bon cru, même si je pense qu’il faudra vraiment à l’occase que je reprenne le run entier histoire d’apprécier vraiment.
LA MUSIQUE :
C’est Quoi : MIMIC
C’est de Qui : Marco Beltrami
La couv’ :



On l’a déjà croisé ? Oui, peur deux autres de ses B.O
On peut écouter :

Ca donne quoi : Beltrami et del’Toro (réal du film) aiment bien bosser ensemble. Autre chose remarquable, sur le 1° Hellboy, c’est Beltrami qui a composé la B.O, remplacé par Danny Elfman sur le second. Et, là où on comprend un peu plus le truc (peut-être) c’est que, sur ce score de Mimic, Beltrami sonne assez comme du Elfman. Mais du sous-Elfman quand même, moins inspiré et moins original. Pas que la B.O soit mauvaise, au contraire. Il y a de très bons morceaux dans le genre suspense tendu et action soutenue, les thèmes sont assez réussis et quelques techniques  d’orchestration dissonantes font un bel effet. Mais ça reste très classique dans l’ensemble. Cela étant pour ce B.P.R.D., c’est nickel vu la teneur des deux médiums. Un bon mariage.

Bandes Originales pour Bandes Dessinées

B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death #3


Amis fans de l'univers du B.P.R.D., préparez-vous à embarquer dans cette nouvelle émission dédiée au troisième et dernier numéro de B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death et à assister à un grand, mais alors à un grand moment dans l'Histoire (avec un grand H, oui madame, parfaitement) de la série B.P.R.D..

Enjoy :

mardi 10 avril 2012

B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death #3 [Final Cover]


Allez, plus que huit petits jours avant de pouvoir ENFIN mettre la main sur le troisième et dernier numéro de B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death. En attendant, voici sa couverture définitive.

mercredi 4 avril 2012

What's your definition of Epic fight ?


Alors ? Quelle est votre définition d'un combat épique ? Si vous avez un peu de mal à répondre à cette question, c'est que vous n'avez très certainement pas encore vu cette image preview du troisième et dernier numéro de B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death que Dark Horse vient tout juste de publier sur sa page Facebook. Pour rappel, le grand final de cette excellente mini-série est prévu pour le mercredi 18 Avril et sera une fois de plus dessiné par le très talentueux James Harren !

Daryl "The Wendigo" Vs. Benjamin Daimio...Rouuund one...Fight !


samedi 31 mars 2012

Une planche de J.Harren, la richesse des focalisations.


UN MONSTRE SANS NOM ET TERRIBLE S'EXTIRPE FRÉNÉTIQUEMENT DU MÉDIUM SANS CORPS ET STOÏQUE DU B.P.R.D.. L'ACTION EST PEINTE EN UNE SEULE PLANCHE SEULEMENT. LA SCÈNE SE DÉROULE SUR QUATRE VIGNETTES À PEINE. ET POURTANT, L'ARTISTE MULTIPLIE DISCRÈTEMENT, SANS OSTENTATION MAIS AVEC UNE EFFICACITÉ IMPARABLE, DES POINTS DE VUES MULTIPLES ET SURPRENANTS. ALORS, QUI DONC REGARDE ?


Cette question que, pris par la violence et la fulgurance de la séquence nous ne nous posons pas, cette question que la sidération induite par les images vives, violentes et imprévues n'autorisent pas, est pour autant celle qui nous révèlera la subtilité narrative de l'art de James Harren. Qui donc regarde ce qui survient ? Considérons la première case. La visée est légèrement oblique (annonçant le mouvement explosif qui va suivre), et en contre-plongée (nous sommes au raz du sol, dominés et écrasés par ce qui advient). Quelques rares traits de vitesse sur le plancher suggèrent qu'une caméra approche le personnage déjà en difficulté. Cette vision objective est appelée la focalisation externe.

DE L'EXTÉRIEUR À L'INTÉRIEUR

Mais la diagonale du manche à balai, en bas à droite de la même image, attire notre attention sur la tête de Johann Krauss, dans la deuxième vignette. Dans celle-ci nous nous sommes rapprochés. Plan américain sur l'innommable lovecraftion qui, déchirant l'enveloppe artificielle du personnage, apparaît cadré serré et au premier plan. Et si l'accent est mis sur la tête du héros, par ce bâton de la première case, c'est que c'est lui qui ressent et qui endure, c'est lui, à présent, qui perçoit la scène et non plus une caméra. Cette vision subjective est dite focalisation interne.

L'INFLUENCE DES MANGAS


Troisième et avant-dernière vignette. Ce qui doit nous frapper, retenir ici notre attention et susciter notre analyse, sont les traits de vitesse, derrière les protagonistes, horizontaux et qui floutent totalement le décor. Là où dans la bande dessinée franco-belge ou américaine classiques, ce sont les personnages en mouvement qui génèrent des traits - le décor, lui, demeurant on ne peut plus net -, comme si le point de vue était un appareil photographique immobile, c'est le fond, dans le manga, qui au contraire devient invisible, suggérant une caméra animée et qui suit le protagoniste. Et c'est le cas de plus en plus, dans les comics, comme dans cette vignette où, c'est entendu, nous bougeons à l'unisson de Krauss et de la créature, confirmant la focalisation interne observée précédemment. Oui, c'est entendu, le point de vue est bien subjectif mais qui, de l'agent du B.P.R.D. ou du monstre, éprouve l'action? L'image, pour le coup, entretient la trouble ambiguïté.

ENTRER DANS L'INHUMAIN



C'est la dernière case qui nous fournit la réponse. Celle-ci, gros-plan sur la tête de Johann est la plus complexe, la plus subtile et la plus terrifiante en vérité. Car si les traits horizontaux figurant le décor subsistent, indiquant que toujours l'observateur est en mouvement, les petits traits autour de la tête nous disent que Johann Krauss, lui, bouge par rapport à l'observateur. La plus effroyable en vérité car la solution, dans ces conditions, s'impose d'elle-même: c'est la créature qui regarde -tout du moins la partie qui déjà s'est extirpée.
Une planche seulement, quatre vignettes à peine, et l'artiste nous propose la vision objective d'une caméra, pour nous mettre ensuite dans la peau de Johann Krauss et, enfin, nous glisser à notre insu dans le regard du monstre lui-même.
James Harren, ou comment introduire secrètement le lecteur au cœur même de l'abomination...

Bernard Dato

vendredi 30 mars 2012

B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death #3, un extrait !


Le deuxième numéro de B.P.R.D. Hell On Earth : The Long Death est dans les bacs depuis même pas deux semaines que Dark Horse lache, via le site CBR, un extrait exclusif de trois pages du futur troisième et dernier numéro de cette mini-série d'ores et déjà culte pour bon nombre de fans ! Les deux premières pages sont d'une justesse incroyable et fascinent tant le dialogue établi par ces deux créatures condamnées à errer sur Terre sous l'apparence d'un monstre est émouvant.




Au fait, vous vous souvenez quand j'vous disais (que ce soit sur le blog ou bien dans les émissions) que Tyler Crook devait claquer des fesses depuis l'arrivée de James Harren sur la sérieB.P.R.D. ? On est également d'accord sur le fait que j'le disais sur le ton de la blague histoire de mettre l'ambiance et de faire le fou-fou ?! Oui ? Et bien il semblerait que je n'étais pas trop loin de la vérité. Voici en effet la réaction facebookienne de Tyler Crook quelques minutes seulement après que l'extrait en question se soit retrouvé sur le net. Attention, c'est énorme :